LE MANOIR DE BELHOMME (LAVOUX, VIENNE) DU XIVè AU XXè SIÈCLE

Publié le par Les Amis du Patrimoine Lavousien

Façade sud du manoir de Belhomme.

Façade sud du manoir de Belhomme.

C'est en pleine guerre de cent ans et plus précisément  en 1360 que nous trouvons les premières traces de l'existence du manoir de Belhomme. Le Poitou est alors occupé par les Anglais depuis la signature du traité de Brétigny.
En 1372, Jean de Berry, comte de Poitiers, donne "le manoir et hébergement de Belhomme"  à Guillaume Renault, secrétaire de Du Guesclin.
Au gré des victoires et défaites de la guerre de cent ans, le manoir de Belhomme va, à plusieurs reprises passer de la main des Anglais à celle du Royaume de France.
En 1378, le domaine de Belhomme revient à Renault I de Montléon, seigneur de Touffou. Il restera dans cette famille durant plusieurs générations.
Puis plusieurs familles vont se succèder : les familles Macquenon, de Razes, Brissonnet, Chabanne, Jules et Duplais. (1)

Au travers de cette étude nous découvrons la présence d'une confrérie religieuse. Trois éléments nous laisse supposer qu'il pourrait s'agir de la confrérie de Saint Eutrope dont une statue de pierre est exposée dans l'église Saint Martin de Lavoux.
 

La statue de Saint-Eutrope exposée dans l'église Saint-Martin de Lavoux

La statue de Saint-Eutrope exposée dans l'église Saint-Martin de Lavoux

Pour en savoir plus sur cette statue de Saint-Eutrope, voir notre article sur l'Évolution du mobilier de l'église Saint Martin de Lavoux :

Au XVIIIe siècle, on ne parle plus du manoir de Belhomme mais de la métairie de Belhomme. Au travers d'un bail de fermage nous prenons connaissance des conditions d'exploitation agricole à cette époque.

Au XIXe siècle la famille Brissonnet devient propriétaire du domaine de Belhomme. À cette période, nous voyons apparaître le début de l'exploitation des carrières de Lavoux et leur développement au travers des différentes sociétés d'exploitation.

 

La carrière de Bel-Air au début du XXe siècle.

La carrière de Bel-Air au début du XXe siècle.

Cette étude nous fait également découvrir au travers de différents clichés :
- les traces du passé du manoir : ses cheminées, ses ouvertures,
- ses modifications au cours des siècles : démolition et reconstruction au milieu du XIXe siècle,
- la signature d'un tailleur de pierre, que nous avons réussi à identifier, sur la cheminée :

LE MANOIR DE BELHOMME (LAVOUX, VIENNE) DU XIVè AU XXè SIÈCLE

- Une meilleure connaissance de sa cave et de son escalier intérieur à la faveur notamment des travaux menés par la Société de Recherches Archéologiques du pays Chauvinois, plans, clichés :

Vue vers le fond de la cave : Christian Richard, Thierry Éneau, Françoise Antonin et Max Aubrun au travail.

Vue vers le fond de la cave : Christian Richard, Thierry Éneau, Françoise Antonin et Max Aubrun au travail.

Les différents siècles traversés dans cette étude nous montrent le lien étroit qui existe entre la Grande histoire et une réalité rurale.

L'intégralité de cette étude et de très nombreuses illustrations sont à découvrir dans le bulletin n. 59 de 2021, p. 247 à 305, Le pays chauvinois, Société de Recherches Archéologiques du pays chauvinois :

LE MANOIR DE BELHOMME (LAVOUX, VIENNE) DU XIVè AU XXè SIÈCLE

Vous pouvez commander ce numéro,soit par téléphone au 05.49.46.35.45, par mail (apc@chauvigny-patrimoine.fr) ou par voie postale :

Association des Publications Chauvinoises
3 rue St Pierre
BP 64
86300 CHAUVIGNY

Ou contacter Chantal Popilus, 06 15 09 40 96.

Note :
(1) Pour chaque famille, un extrait de l'arbre généalogique comprenant les personnes intéressées  à l'histoire du manoir a été élaboré.

Ce travail a été réalisée à partir de l'étude de nombreuses documents consultés aux Archives départementales de la Vienne et d'ouvrages dont les références sont publiées en fin d'article.

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